Tant qu'on y est, qu'on rigole un peu. Deux pour le prix d'un, c'est à dire... Rien ! En fait, je réfléchis à l'idée de publier mon premier roman ici, celui dont personne ne veut. C'est pas l'extase c'est sur, mais ça pourrait être amusant. En attendant, je vous laisse avec un ami à moi...
Le désert...
Le désert s’étale sous mes yeux, océan infini aux vagues de dunes mouvantes.
Je tire sur ma cigarette, geste machinal si souvent répété, soufflant la fumée droit devant moi, fixant ce sentier indistinct que tant de fois j’ai emprunté. Le soleil frappe durement ma peau de cuir, ce manteau aussi noir que peut l’être mon âme, recouvrant l’une de ces armures légères que portaient autrefois les soldats, du temps ou l’on se massacrait encore pour de simples idées...
Moi, je suis un enfant de la poussière, le fils bâtard d’un monde en ruines, un loup parmi une jungle de prédateurs, un mutant, un monstre engendré de par la rage et les radiations…
Ma vision, agrémentée des verres rouges de mes lunettes, est celle de celui qui a tout sacrifié, tout donnée pour une hypothétique survie au sein de ces terres ravagées. Je suis un pillard, une ordure, qui prend mais ne donne, qui détruit mais jamais ne construit. Je suis l’ange de la mort, l’aigle de la route, le seigneur d’un domaine sans limites. Au loin, le vrombissement d’un moteur, un air de rock’n’roll, yeah, I’m born to be wild !
Même à cette distance, l’odeur de la poudre me submerge, ces détonations claquant comme un opéra aux chœurs grondants. La, à mes pieds, au fond de ce canyon, cette plaie béante sur le visage d’une Gaïa violée, d’autres se battent, luttent et meurent, leurs vies valant à peine leur poids en viande.
Mon mégot rougeoie au sol, attisé par le vent éternel, tandis que je saute à bord de mon engin d’acier vrombissant, une part de moi même, aussi implacable que ma volonté, la lame de ma tronçonneuse, ou encore le canon scié pendant à ma ceinture.
Les dieux de l’apocalypse réclament leur du, c’est ainsi depuis que les anciens ont faits de ce lieu notre enfer, un abîme ou je ne fais qu’assumer ma place de démon grimaçant. Si la paix a un jour existée, aucun de nous ne l’a connue, aucun de nous ne sais même ce qu’elle peut signifier ou être. Le bonheur c’est d’exister, le bonheur, c’est conduire ce bolide en sachant que rien ne m’arrêtera jamais, et de voir mes proies tomber à ma place.
Je profite de la tourmente sur mes joues, cet air furieux fouettant mes cheveux sales, je suis une force de cette nature, au même titre que le serpent ou la tornade, je suis le fléau, et comme lui, je suis légion. Frères et sœurs, fils et filles de Métal, faisons hurler cette vie, saignons la à blanc, car c’est la notre destin, notre raison d’être. Nous sommes le virus, la peste de cette réalité, celle qui emporte les plus faibles pour que survivent les élus.
Aujourd’hui, je vais avoir 30 ans, et avec de la chance, je verrais encore le soleil se lever pendant 10 à 20 années, une ou deux décennies de cette vie de nomade, de cette existence tâchée de sang. Bien d’autres n’iront pas jusque la, et je suis déjà fier du chemin parcouru. Mais la route s’étale toujours plus loin, et ma clope aura éternellement le goût des cendres. Qui sait ce que cache l’horizon ? Bientôt, quand je ne me sentirais plus capable, je n’attendrais pas qu’un type plus jeune surgisse pour descendre la légende. Je serrerais ce volant entre mes mains ridées, tannées par ce mistral aussi sec que le fond de ma gorge, et je partirais, tout droit vers ces terres ou le feu nucléaire n’a jamais cessé de s’éteindre, la ou les ruines d’une grandeur passée s’élèvent vers le ciel, tels les doigts d’un géant cadavérique implorant un improbable pardon. Mais son idole est depuis longtemps brisée, nos puissances ont remplacées les siennes, et son dieu d’amour se tord de douleur entre les griffes acérées de Métal. Demain, notre cri de guerre résonnera à nouveau, demain, et encore le jour d’après, jusqu'à ce qu’il ne reste plus rien, et qu’a notre tour, nous disparaissions dans les brumes du temps. Il en va ainsi de tout, des êtres de chair comme des icônes, tôt ou tard, le sable nous recouvre. Ne subsiste alors que le souvenir, et celui de Trash et de sa tribu, restera longtemps dans l’esprit de tous, un songe violent, effrayant, une haine à notre égard qui ne s’éteindra jamais.
Et je ricane et hurle en accélérant, oui, détestez moi, craignez moi, ainsi, je serais immortel !
Ce texte est à l'origine le background (l'histoire), d'un de mes personnages préférés, celui du jeu de rôle Kult. Il est donc sombre et pour le moins violent. Vous êtes prévenus.
Pour les yeux d’un ange
La fille hurla encore une fois, puis se tut, sa voix se changeant en un concert de gémissements, tout justes audibles à travers le fracas de l’averse, les gouttes jouant comme une marche funèbre sur l’abri de tôle du vieux Gus. Elle devait avoir quelques chose comme 16 ans, mais le clochard était connu pour son choix en matière de femmes : plutôt jeunes, seules…et droguées.
Chris, de la ou il était, pouvait presque sentir la puanteur, mélange d’alcool fermenté et d’urine, émanant par vagues du sans abri tandis qu’il se démenait, se mêlant subtilement au parfum bon marché de la fille, quelques chose qui rappelait le parfum des roses du jardin de son épouse, du temps ou ils étaient encore innocents, cette enfance déjà bien trop lointaine. Angela posa son menton sur l’épaule de son mari, lui parlant tout bas, au creux de l’oreille.
« Tu sait, d’après ce que tu m’a raconté, je trouve qu’il ressemble à ton père.
- Mon père… », repris le jeune homme dans un souffle, revenant bien des années en arrière, au fond de la caravane d’Albert Wright, la ou pour la première fois il avait ouvert les yeux. Il le voyait encore, ce géant souriant à la voix forte, toujours prêt à donner un coup de main à ses voisins, prévenant, aimable…monstrueux.
Il se souvenait du ceinturon et des hurlements, ceux de sa mère, quand le colosse devenait enragé et l’emmenait derrière le drap crasseux, la ou Chris n’avait jamais eu le droit d’entrer. L’image de ce sourire compatissant, le soir ou son géniteur en était ressorti presque fièrement, et avait annoncé que : « maman nous avait quittés ». A 7 ans, il est difficile d’être certain de ce que l’on a vu, la seule chose dont l’enfant qu’il était ne pouvait pas douter, c’est qu’elle méritait de souffrir. Il ne savait pas vraiment ce qu’était une « sale pute », mais ce ne pouvait être que quelques chose de très mauvais, de honteux. Il se souvenait avoir sourit lui aussi, « D’accord papa », avait il dit.
Chez Albert Wright, il y avait ensuite eu des quotas : 10 coups de ceinturons pour un mot ordurier ou un blasphème, 20 coups de ceinturon pour un vol de nourriture, 30 pour renverser un cendrier, etc. Chris avait toujours sut ce qu’il risquait pour chacune de ses erreurs, et avait ainsi appris qu’au final, tout se paye toujours. Il revoyait avec amertume sa plus grande punition, le jour ou il avait tuée Pomme, la grosse chienne borgne qui gardait le terrain vague ou ils vivaient. Il avait vieilli depuis, sans doutes de trois ou quatre années. Toujours seul, Chris s’était fait un ami dans la personne d’un matou gris tout pelé et affreusement maigre, qu’il avait affectueusement nommé Grisou. Parfois, quand il trouvait un rat en rampant sous la caravane, il l’attrapait, et le lui donnait. A force, le chat s’était lié d’amitié pour lui, et ils discutaient pendant des heures, essayant de savoir pour quel enfer était partie Brenda. C’est pendant l’une de leurs discussions que le drame arriva. Le garçon était en train de fouiller dans un tas de gravats tout en parlant avec le félin, lorsqu’une souris effrayée en était sortie en couinant. Evidemment, Grisou se lança à sa poursuite, suivi de prés par Chris, qui avait toujours aimé voir son camarade jouer avec ses proies. Sauf que cette fois, la course de Grisou se termina devant les crocs luisants de Pomme, qui le déchira comme un vulgaire chiffon devant les yeux implorants du gamin.
A la maison, il n’y avait qu’un livre, un livre avec une grande croix sur la couverture, et c’est en récitant un de ses passages qu’il lança la première pierre, puis la seconde, puis les morceaux de métal tranchant et le grand éclat de verre acéré. « Les méchants seront toujours punis ! », hurla t’il, tentant de pousser sa voix au delà des aboiements furieux du chien, tandis que la vitre brisée se fichait dans le flanc de Pomme, faisant gicler son sang noir sur la terre craquelée. Puis elle tomba au sol sans un bruit, et mourut. Ivre de sa victoire, l’apprenti justicier s’approcha de la carcasse, commençant à la toucher du pied pour vérifier son état. Quelle ne fut pas sa surprise et son dégoût quand il vit quelques chose remuer à l’intérieur, tentant de s’extirper maladroitement à travers les organes fumants. Comment aurait il put savoir, à son âge, et vu le peu d’éducation qu’il avait reçu, que Pomme n’était pas si énorme à cause de la graisse, mais simplement prête à mettre bas ? Horrifié, l’enfant pensa d’abord à s’enfuir, hésita, revint sur ses pas. Dans sa tête, une unique pensée se frayait un chemin, tentant de s’exprimer à travers les brumes de son ignorance : ce qui sortait d’un être mauvais ne pouvait que l’être aussi, et en était par conséquent également coupable des crimes du premier. Saisissant de nouveau le morceau de verre ensanglanté, il le leva vers le ciel, à l’instar d’une divine menace, et l’abattit longuement, furieusement, jusqu'à s’en blesser soi même, avec en tête une seule certitude : tout cela était juste.
Ce fut autant la respiration sifflante du vieux Gus, que la main d’Angela passant sur son visage qui ramenèrent Chris dans la ruelle.
« Mon père était un homme dur, mais bon. Je t’ait déjà raconté, peu après son suicide, quand cette femme de la police s’est tournée vers moi et a dit : « Mon petit, ton papa viens de rejoindre ta maman, nous allons devoir nous occuper de toi à présent.
- Oui mon amour, tu as répondu : « Non, mon père est au paradis, alors que Brenda est en enfer, comme toutes les sales putes .
- Oui, voilà ce que j’ai dit, et je le pense toujours…
- Et moi alors, ou me place tu sur ton échelle de valeur ? Je n’était pas si différente de toutes ces salopes à mes débuts.
- Toi… ». Il soupira longuement. « C’est…différent ».
Quand Chris était arrivé pour la première fois chez les Parker, il avait cru arriver au paradis. Une grande maison entourée de fleurs, avec une belle barrière blanche, et une famille unie, respirant la bonté et la joie de vivre. Ils l’avaient accueilli comme s’il était l’un des leurs, comme s’il avait été leur fils. Le jeune garçon venait d’avoir treize ans, et, peu à peu, les traces de son passé difficile s’estompèrent, devenant peu à peu un cauchemar lointain. Pourtant, au fond de lui, l’adolescent revoyait Albert en rêve, l’image de son crâne éventré par les plombs, se mêlant à celle de ce chiot difforme, qu’il avait dut tuer pour l’absoudre du crime de sa mère. Ils l’appelaient dans les ténèbres, l’invitant à les suivre, à voir, et à comprendre. Cependant, leur appel resta lettre morte, et Chris devint un garçon en tous points charmant, bon élève de surcroît, même surdoué de l’avis de certains, portant un fort intérêt aux cultures antiques, au droit, ainsi que bien évidemment, à la théologie. Tout semblait donc se dérouler au mieux dans le meilleur des mondes, et le garçon des rues semblait sur le point de toucher du doigt un brillant avenir. Toutefois, tout cela ne pouvait durer…
Depuis peu, les Parker, avaient confié à Chris le soin d’aider sa jeune sœur dans ses études, ou elle était une élève plus que moyenne, au grand désespoir de toute la famille, qui fondait en elle de grands espoirs. En secret, bien évidemment, Grégoire et Kathleen Parker ne pouvaient supporter l’idée que ce garçon ramassé dans les poubelles puisse être meilleur que leur enfant, née de leur chair, et redoublaient d’efforts pour que son niveau dépasse rapidement celui de son « frère ». Mais la petite était une de ces enfants dont on dit « qu’ils ont le diable au corps », effrontée, indisciplinée, qui pensait que toute chose lui étaient dues, et ce, sans rien offrir en retour. De plus, elle savait qu’il n’était pas réellement son frère, et sa jalousie à son égard n’avait fait que grandir au fil des années. Plus pour s’éviter cette corvée de révision qui l’ennuyait que pour mettre Chris dans l’embarras, elle avait imaginé tout un scénario, sans même penser aux conséquences, ou elle aurait fait croire à quelques attouchements de sa part, rien de bien grave, mais juste assez pour que plus jamais ils ne la laisse seule avec lui.
Elle s’arrangea donc pour créer une situation équivoque, posant sa main entre les cuisses de son professeur à la proximité de son père. Malheureusement pour elle, l’érudit réagit bien plus rapidement qu’elle ne l’aurait cru, l’incident passa totalement inaperçu, et la jeune fille l’oublia rapidement. Toutefois, dissimulant sa rage au fond de lui, Chris commença une longue attente… Il tenta bien de résister, de rationaliser, mais ses souvenirs, ses songes, ses fantasmes, tous le tourmentaient continuellement, et tous le poussèrent à commettre l’irréparable.
Profitant d’une absence de ses parents, se rendant chez des amis pour une nuit, il se glissa jusqu'à la chambre de la coupable, et s’y introduisit en prenant bien soin de l’y enfermer, bien décidé à la punire par ou elle avait pêchée. La maîtrisant, il lui fit subir, en s’efforçant d’y mettre la même violence, tout ce que son père avant lui avait fait à sa mère, toutes ces choses qu’il observait à travers les trous de la couverture puante, quand il savait que personne ne prêterait attention à sa présence. Aucune humiliation ou souffrance ne fut épargnée, et les pleurs de l’innocence bafouée furent rapidement étouffés par les hurlements bestiaux de la folie. Ce n’est qu’au moment ou Chris entoura sa ceinture autour de son poing, ricanant, qu’il repris conscience. Il vu le sang, il vu la peur dans les yeux d’un ange, et compris que cette fois, il était devenu le coupable. Il n’y avait aucune justice dans son acte, pour lui, ce n’était plus que l’expression de pulsions trop longtemps refoulées. Tremblant, presque à genoux, se répandant en d’insignifiantes excuses, il quitta la chambre précipitamment, dévalant les escaliers vers le salon, la ou trônait sa délivrance, le fusil de chasse de Grégoire. D’un geste décidé, il enficha une cartouche dans chacun des canons, et se colla contre un mur, plaçant l’acier contre son front encore couvert de sueur. Il allait presser la détente quand une main se posa sur la sienne, douce et apaisante. Ouvrant les paupières, il ne vit que le regard d’Angela, fixé au sien, son visage arborant une expression ou se mêlaient la colère, le dégoût, et…la tristesse. Sans un mot, elle approcha son visage du sien, et pour la première fois, leurs bouches se pressèrent l’une contre l’autre en un long baiser, qui semblait comme une sorte de pacte, une union scellée dans la violence et la douleur. Quand les Parker rentrèrent, ils ne trouvèrent aucune trace de ces évènements. Ensembles, leurs chers enfants en avaient effacée toute trace, et donc, la vie continua au paradis…
Et à chaque occasion, qui se multiplièrent au fur et à mesure qu’ils vieillissaient, ils rejouèrent cette nuit, un nombre incalculable de fois, et plus ils la rejouaient, plus la jeune femme en devenait une actrice active, poussant Chris dans ses derniers retranchements, l’effrayant même parfois. S’épanouissant dans le secret, cette liaison devint de plus en plus maladive, fusionnelle, et au final, malsaine. Et quand les délires SM d’Angela commencèrent à ne plus suffire à l’apaiser, elle versa dans le satanisme, qu’elle abandonna rapidement au profit de la magie rouge, la magie du sexe. Le seul interdit qu’il lui fut toujours impossible de franchir fut la jalousie de son amant, qu’un seul regard déplacé pouvait suffire à rendre fou. Au final, cette exclusivité se traduisit par une passion sans cesse renouvelée, mélange de peur, de fascination et de haine, qui fit d’eux des parias, même aux yeux de leurs amis les plus proches. Ils vivaient l’un pour l’autre, et toute autre considération, tout autre individu, était un danger, voir un ennemi potentiel. Utilisant leur magie, ils obtinrent plus d’une fois des résultats au delà de leurs espérances, et quand Angela proposa d’en faire le commerce, Chris accepta, à la condition de sélectionner les cibles avec soin. Ainsi, ses envies de justice étaient satisfaites. Ils poursuivirent ainsi leur existence, et leur renommée grandit peu à peu, leur faisant côtoyer des gens de plus en plus influents, et donc, de plus en plus exigeants. C’est peu après une affaire plus que juteuse, qui mettait en cause des membres du crime organisé, que se situent les derniers souvenirs de celui qui se fait désormais appeler Angel Eyes. Il se réveilla un jour dans un lit d’hôpital, et elle était la. C’est elle qui lui indiqua comment s’enfuir, c’est elle qui lui expliqua qu’elle était morte, et que seul leur lien magique lui permettait encore de rester à ses côtés, même s’il était le seul à la voir et à l’entendre. Désormais, ils communiquent sans avoir besoin de mots, chacun répondant de son mieux aux désirs de l’autre, et parfois, très rarement, Chris parvient même à la toucher… Toutefois, ce don a un prix : le prix du sang. La première fois qu’elle lui demanda de tuer, il refusa. Mais il ne put supporter le récit qu’elle commença alors, celui de sa lente agonie, de sa souffrance, de sa honte et de sa peine. Torturé par ces images, le doute ne lui était plus permis, il était né pour la justice, et par elle, il continuerait à vivre et à aimer. C’est la le prix de son erreur, le prix pour la garder auprès de lui, et peut être la rejoindre, que ce soit au paradis ou en enfer, la seule et unique façon de les soulager, pour un moment, de leur éternel tourment.
Désormais, ses yeux sont les siens, les yeux d’un ange…
Angel Eyes s’avança sous la pluie battante, le canon du Ruger luisant sous la lumière électrique, sa compagne marchant à sa hauteur, le fixant avec un sourire presque carnassier. Sans une hésitation, il plaqua la pièce d’acier glacée contre la tempe de Gus, qui tressaillit et se figea, avec sur le visage l’expression de celui qui sait qu’il va mourir.
La main de Chris trembla l’espace d’un instant, jusqu'à ce que celle d’Angela ne la recouvre doucement.
La détonation résonna longuement, puis le son disparu, englouti par le vacarme de la cité…